Bombay Show Your Teeth

Bombay Show Your Teeth

Au départ, il y avait un duo resté malheureusement anecdotique, Bombay Show Pig. Un gars, une fille, en provenance d’Amsterdam, qui ne parviendra pas, malgré les nombreuses qualités de leur premier album en 2013, à dépasser le statut d’espoir.

Désormais Bombay, trio et non plus duo, la tête pensante Mathias Janmaat revient avec Show Your Teeth, deuxième album mieux produit, mieux écrit, et fort d’au moins un tube en puissance, “Slow Motion”. L’affaire semble sérieuse. Trop ? Mathias: “Nous avons changé de nom, parce que… Disons que la blague avait assez duré, nous avons au final grandi plus vite que notre nom. Mais nous ne voulions pas tout changer non plus, nous avons donc simplement gardé Bombay”.

Un nouveau nom pour de nouvelles ambitions donc, avec en haut de la liste: percer en dehors des Pays-Bas. Un endroit magnifique où il se passe de bien belles choses (“C’est plutôt chouette ici, il y a beaucoup de petites salles indie, d’endroits cools où tu peux te produire, et également une grosse scène électro. Ces deux dernières années, vous avez de plus en plus entendu parler d’artistes des Pays-Bas, comme par exemple Jacco Gardner, David Douglas. Je vous conseille d’écouter Dollkraut, Binkbeats et Skip & Die”) mais malgré tout trop petit pour un album et un groupe qui voient les choses en très grand. “En écrivant Slow Motion, oui, nous avons ressenti quelque chose de spécial, comme si tout prenait sens, tout se mettait en place naturellement. On ne peut évidemment jamais savoir si une chanson sera un hit, mais dès que nous avons commencé à la jouer en live, les gens ont réagi d’une telle façon qu’on savait qu’on tenait un truc”. Comment est née la chanson d’ailleurs ? “Sans réfléchir vraiment. La musique et les paroles viennent souvent ensemble, et cela donne toujours les chansons qui fonctionnent le mieux, je trouve”. On trouve aussi.

Une composition comme une évidence, trois minutes d’un ravissement simple, immédiat. « Slow Motion » domine très largement le reste de l’album mais n’en reste pas moins une digne représentante. Ecrire une chanson, c’est une nécessité, un plaisir ? Mathias: “C’est souvent un soulagement, surtout quand tu développes des idées sur plusieurs semaines lors des soundchecks et que enfin, en studio, tu mets tout cela en ordre. Mais cela peut prendre un mois, et c’est frustrant”. Le live, pour la France, ce sera le 11 mars à Savigny-Le-Temple et le 3 mai à Paris, au Point FMR. L’occasion de découvrir sur scène, là où les choses se créent, se forment, ce presque premier album pop, délicieusement, terriblement pop, qui ne finira sans doute pas dans les classements de fin d’année mais saura livrer à tout bon amateur de mélodies efficaces mais pas putes une dose de bonheur hivernal. On aime. Et eux ? “Parfois, tu t’écoutes tellement écrire, enregistrer, mixer, masteriser, que tu n’en peux plus. Ta musique te plaît de nouveau quand tu montes sur scène”.

Fan de musique depuis mon plus jeune âge. Anciennement disquaire (vinyls seulement) retraité.